Changement d’herbage, réjouis le veau

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Dès la première année de lancement de la Semaine suisse du Goût, il y a 18 ans, la volonté a été de sensibiliser les jeunes au goût, au respect de la nourriture, au plaisir de cuisiner et au bien manger.

Au fond, l’enjeu principal est de se mobiliser et d’agir pour que les générations futures puissent manger mieux qu’aujourd’hui.

Les récoltes à haut rendement et la monoculture ont pris la place de la biodiversité. Les méthodes agricoles industrielles à forts intrants ont dégradé les écosystèmes.

Nous sommes entrés dans l’ère de la monotonie alimentaire. La viande industrielle, le riz, le blé, le maïs, partout identiques, sont en train de nous transformer en handicapés du goût. Alors, échappons-nous du camp de consommation, qui est en train de ruiner nos artisans, éradiquer notre agriculture paysanne et empoisonner notre environnement.

L’une des nouveautés de notre époque est qu’il faut manger peu pour bien vivre. Maintenant, on meurt de manger à sa faim, lorsqu’on abuse d’une nourriture trop riche en énergies inutiles ou parce qu’on ingurgite des substances nocives… Autrefois, être très maigre traduisait la misère, aujourd’hui c’est le surpoids.

Si nous continuons sur cette voie, nos enfants ne pourront même pas manger comme nous. L’enjeu est bien de nourrir la planète, soit avec quelques centaines de milliers d’agro-mana- gers hors-sol, soit avec un milliard et demi de petits paysans qui vont défendre le principe de souveraineté alimentaire.

C’est pourquoi il est nécessaire d’instaurer une véritable éducation au goût à l’école. L’école a un rôle essentiel à jouer pour faire entrer la vie agricole dans les cantines, dans les préaux et les cours. Et avec la création de jardins potagers. Comme le dit bien le dicton populaire: «changement d’herbage réjouit le veau!»

Il ne s’agit pas seulement d’éducation nutritionnelle et de pyramide alimentaire à appliquer consciencieusement. La nourriture, c’est la vie, ce sont des paysans, ce sont des traditions, et c’est surtout de la convivialité et de l’amour. Bref, il y a du plaisir derrière tout cela. Si autrefois cela se transmettait naturellement de génération en génération, cela n’est plus le cas.

Pour une nouvelle alliance entre animaux, éleveurs et mangeurs !

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L’année 2018 commence par un double signal. La famine menace à nouveau presque un milliard d’humain. Nous ne pourrons nourrir 8 et bientôt 10 milliards d’humains que si nous choisissons d’avancer vers une alimentation bonne, saine et juste, ce qui suppose déjà de nous prémunir de deux dangers relatifs à notre alimentation carnée. Le premier danger serait de nous laisser imposer une alimentation toujours plus carnée, le second danger serait d’accepter les viandes artificielles issues des biotechnologies. Nous refusons ces deux aspects d’un même productivisme. Nous faisons, au contraire, le pari qu’il est possible de manger certes moins de viandes mais meilleures, car garantissant le bien-être animal, de bonnes conditions de travail aux éleveurs, aux salariés des abattoirs, et, le maximum de plaisir, de partage et de santé aux mangeurs.

Une alimentation moins carnée
La viande représente environ 50 % de notre impact sur l’environnement au titre de notre alimentation alors que son apport en nutriments est infiniment plus faible : le taux de transformation des calories végétales en calories animales est de 4 pour 1 pour la production de porc et de poulet et de 11 pour 1 pour le bœuf et le mouton. Toutes les viandes n’ont pas le même bilan carbone : il faudrait au regard de ce seul critère préférer le poulet au porc, le porc au mouton, le mouton au bœuf, le bœuf au veau. Le choix des viandes les moins nocives n’est, cependant, pas aussi simple au regard d’autres critères. Il faudrait, par exemple, préférer la viande de veau et de bœuf au porc et à la volaille, car ces derniers, omnivores sont des concurrents directs des humains alors que les ruminants, grâce à leur système de digestion, transforment des aliments grossiers à base d’herbe en protéines utilisables par les humains et ceci, sur des surfaces (plateaux montagneux, plaines inondables) où il serait impossible de réaliser du maraîchage ou des céréales. La viande de bovin est, en outre, beaucoup moins chargée en résidus de pesticides et de produits chimiques que les autres. La production de 1 kilo de viande de veau rejette, cependant, la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet automobile de 220 kilomètres contre 30 km pour 1 kilo de porc. Pour une même surface, une alimentation végétale nourrit 30 personnes, une alimentation à base de viande, œufs, lait 5 à 10 personnes, et, si ce repas comprend surtout de la viande rouge, 2 à 3 personnes. Nous ne devons pas oublier, cependant, les services indispensables que les animaux d’élevage rendent en matière d’aménagement des territoires mais surtout de qualité des sols. Sans élevage, nous serions acculés à une fuite en avant vers toujours plus d’industrialisation et d’artificialisation agricoles.

Le piège des biotechnologies

L’autre grand danger est l’invention d’une agriculture sans élevage avec le développement de substituts industriels aux productions animale, qualifiées d’élevage « biotech ». Ces premières viandes artificielles pourraient être introduites sur le marché sous forme de carpaccio avant d’être commercialisées, dans dix ans, sous forme de morceaux produits in vitro. Cette solution présentée comme miraculeuse ne va pas sans menaces : produire de la viande artificielle entraînerait des coûts exorbitants, nécessiterait d’énormes quantités d’hormones pour favoriser la croissance et d’antibiotiques pour éviter les contaminations. Depuis le début du XXIe siècle, on ne compte plus cependant les brevets déposés pour produire de la viande soit par clonage soit en cultivant en laboratoire des cellules musculaires de poulet, de bœuf ou de porc, comme on le pratique, déjà, pour fabriquer de la fausse bière ou des faux yaourts. Les promoteurs de cette agriculture sans élevage se recrutent au sein des grandes firmes. La fondation Bill Gates soutient ainsi Beyond Meat et Hampton Greek Foods qui proposent, déjà, des ersatz de poulet sans poulet, de bœuf sans bœuf, des œufs qui n’en sont pas, etc.

L’alternative à ces deux dérives productivistes est bien d’inventer un nouveau mariage entre les humains et les animaux, les premiers donnant de bonnes conditions d’élevage et les seconds offrant leur viande, dans le respect de la chaîne alimentaire.

Signataires
Paul Ariès, politologue
Carlo Petrini, président de Slow Food international
Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde
Josef Zisyadis, président de Slow Food Suisse

Bra/Genève/Lausanne/ Lyon, mars 2018

La nourriture pas chère nous coûte très cher !

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La remarque est habituelle, pour ne pas dire rituelle : « bien manger coûte cher ! » A la Semaine du Goût et à Slow Food, nous sommes habitués à ces cris de dépit. Mais disons-le d’emblée, à bien y réfléchir, elles sont sans fondements.

Ce qui coûte cher par contre, c’est de laisser l’industrie agro-alimentaire décider à notre place du contenu de nos assiettes.

Vous trouvez logique que, pour des questions de budget, on ingurgite des aliments nocifs, insipides et sans goût, au détriment de sa santé ?

Vous trouvez normal que 2 millions de tonnes de notre nourriture parte en Suisse à la poubelle, soit un repas par jour et par personne ?

Nous avons fait de notre frigo, une succursale de l’industrie agro-alimentaire par facilité, par défaitisme. Et hop, 40% de cette nourriture finit dans le gaspillage !

La solitude alimentaire est devenu un poison social, qui est en train de détruire, et les producteurs de la communauté nourricière et les mangeurs que nous sommes.

Mais les solutions existent et pour l’essentiel, elles reposent sur notre choix individuel: voulons-nous oui ou non consacrer du temps pour nous nourrir ou passer chaque jour 2 ou 3 heures devant son portable ou sa télévision ?

A la Semaine du Goût, nous avons choisi de sortir des circuits mornes de l’industrie agro-alimentaires. Nous avons choisi de garder le contact personnel avec les paysans, les éleveurs, les artisans (attention, on ne parle pas d’exploitants agricoles !). Nous avons décidé de remettre au centre de notre vie la convivialité autour de la table. Nous voulons que nos enfants aient droit à une éducation au goût à l’école dès le plus jeune âge et avec des jardins potagers bio ! Nous voulons des cuisiniers, gardien de la mémoire culinaire, qui cuisinent vraiment et non des chauffeurs de barquettes (vivement le projet des restaurants «Fait maison» !).

Bref, nous vous avons concoctés une Semaine suisse du Goût, faite d’amour pour le bien manger et pour le droit au plaisir !

Vous en voulez encore ? Alors rejoignez-nous dans ce mouvement qui refuse à la course au bas prix de la nourriture qui tue nos producteurs locaux. Il vaut mieux manger une fois dans la semaine de la belle viande artisanale que des morceaux inconnus et sans âme.

Manger est un acte agricole

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Lancée par des passionnés du goût, soutenue par des chefs-cuisiniers du territoire, rejointe par des producteurs authentiques du pays, la Semaine suisse du Goût est devenue depuis 16 ans une fête populaire du partage de la nourriture.

Chaque année, elle s’affirme comme plateforme nationale de la nourriture « bonne, propre et juste ». Petit-à-petit, les partenariats se tendent la main.

Quel sens donner à toute cette fête ? Rien de moins que l’appropriation de notre nourriture quotidienne que l’industrie agro-alimentaire s’est accaparée, souvent par notre passivité.

Que mangerons-nous en 2030 ? Certains ont l’objectif de nous faire ingurgiter des alicaments, des OGM, de la nourriture individualisée et standardisée. Bref, un programme de négation non seulement de la biodiversité alimentaire et culinaire, mais aussi du plaisir du goût.

Les moyens d’inverser ce système productiviste sans âme existent. La « famine au sud et la malbouffe au nord » n’est pas inscrit dans nos gênes. Ce modèle agro-alimentaire est arrivé à ses limites.
Par bonheur, nous avons les possibilités citoyennes de revoir cette copie médiocre, faite de pesticides dans les aliments, d’animaux gavés de soja OGM importé ou d’épidémie d’obésité.

Nos solutions ont pour nom : lutte contre le gaspillage alimentaire, plateforme de circuits courts, agro-écologie, ceinture verte autour des agglomérations, plus de légumineuses, de fruits et légumes et moins de viande robotisée. Et surtout : des producteurs de la communauté qui nous nourrit, payés à leur juste prix !

Prenez le temps de voyager dans le pays avec convivialité pendant cette Semaine du Goût 2016 !

De la nourriture électorale

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Le débat sur l’avenir de notre nourriture ne semble pas passionner les commentateurs des élections fédérales. Et pourtant, la Suisse va vivre dans les 4 ans qui viennent, un débat assez unique au monde, celui de son alimentation.

Elles sont 4 initiatives à se bousculer au portillon. Certaines ont déjà abouti (Pour la sécurité alimentaire de l’Union suisse des paysans, Contre la spéculation sur les denrées alimentaires des Jeunes socialistes), d’autres sont sur les rails (Pour des aliments équitables des Verts et Pour la souveraineté alimentaire du syndicat paysan Uniterre).

Unique au monde ce débat, parce que la population suisse, qui vit l’industrialisation de la nourriture dans son quotidien, jusqu’à la nausée … va pouvoir ajouter son grain de sel. Ailleurs, malgré les initiatives citoyennes pour sortir du supermarché, les décisions sont l’appropriation stricte à défaut des gouvernements, des multinationales de l’agro-alimentaire qui imposent leur libre-échangisme mondial.

Une petite enquête toute récente sur environ 600 candidats 2015 dans toute la Suisse donne la mesure des sommes folles que va devoir engager, sans tarder, le secteur de la malbouffe pour nous convaincre du contenu de « leur » assiette.

Bizarrement, les 4 initiatives passent la rampe des 600 consultés. Certes, avec des différences, mais toutes, pour l’heure ! En tête celle de l’USP, mais très vite derrière celle d’Uniterre. Bien sûr, avec une Romandie plus favorable que le reste du pays. Et la ligne de démarcation traverse les clivages gauche-droite, avec des candidats de droite qui doivent montrer leur inquiétude sur la destruction exponentielle de la paysannerie.

On verra… Et les sommes colossales qui vont être engagées (prises sur notre nourriture, comme pour les caisses maladies) et la résistance du bon sens populaire face aux affameurs climatiques.

Personne ne parle de ce débat qui s’annonce. Raison de plus pour signer toutes les initiatives qui restent. Les surprises ne sont pas exclues. Il est grand temps de pouvoir choisir la sauce que nous voulons manger.

in L’Hebdo

La joie du court-circuit

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Quinze ans déjà que la Semaine du Goût s’étend dans tout le pays. Cette fête de la nourriture « bonne, propre et juste » selon Slow Food, est un rendez-vous des  gastronomes du quotidien. C’est l’affirmation que notre nourriture nous appartient, malgré la volonté de l’industrie agro-alimentaire de nous en déposséder.

Dans tout le pays, vous allez retrouver des initiatives locales,associatives, de passionnés. Elles ont pour point commun de remettre la nourriture au centre de notre vie quotidienne. Prendre le temps de manger en famille, en commun, c’est du temps gagné. C’est le temps de la joie et de l’amitié partagée.

Savez-vous que la majorité de la nourriture que nous allons manger la semaine prochaine, n’est pas encore arrivée au pays ? L’industrie agro-alimentaire, c’est la « gestion des flux tendus »: les céréales,les fruits et les légumes font des centaines, des milliers de kilomètres.

A la Semaine du Goût, nous voulons privilégier la production locale, nous voulons faire vivre une communauté de producteurs, qui se bat pour nous nourrir. C’est tout l’enjeu de la souveraineté alimentaire. Vivement que les trois initiatives populaires de l’Union Suisse des Paysans, des Verts et d’Uniterre soit soumises à la discussion populaire, avant que la Suisse ne devienne un désert alimentaire.

Alors un grand merci à tous ces producteurs, restaurateurs, enseignants,cuisiniers, qui nous proposent des événements « fait maison » (comme le label qui va naître cet automne). Ils mettent un point d’honneur à travailler avec les artisans de l’économie locale, celle qui permet de vivre et travailler au pays.

Tous nos partenaires fidèles, et les nouveaux qui nous rejoignent,remplissent un rôle particulier, celui de la défense du goût. Avec Paolo Basso,meilleur sommelier du monde, Parrain de la manifestation, et Locarno, la Ville suisse du Goût 2015, vous avez en main tous les épices de cette Semaine du Goût. Prenez le temps de vivre la joie du court-circuit !

Rendre au peuple grec ce qui est au peuple grec !

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APPEL CITOYEN à l’attention du Conseil Fédéral

Tout comme le fisc étasunien pour ses citoyens, le peuple grec et son gouvernement ont le droit de savoir qui cache son argent en Suisse.

Depuis 2008, le peuple grec est soumis à une cure d’austérité sans précédents. Aujourd’hui, une partie considérable de la population, parmi laquelle un très grand nombre d’enfants, n’a plus accès à une nourriture en quantité et qualité suffisantes ni aux soins médicaux de base.

Le niveau de vie de la majorité de la population a été drastiquement réduit par des coupes successives dans les salaires et les retraites. De même, l’accès à l’éducation est réduit aussi bien par les coupes budgétaires massives que par la pauvreté qui oblige les enfants à travailler pour aider financièrement les familles à faire face à la situation.

Cet appauvrissement favorise le développement de forces politiques propageant la haine raciale et la violence, ce qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire européenne récente, celle du 20ème siècle.

Ces souffrances sont imposées au peuple grec par la troïka formée de l’Union européenne, l’UE, de la Banque centrale européenne, la BCE et du Fonds monétaire international, le FMI. En échange de versements au pays pour rembourser la dette auprès des banques européennes, ce sont des sacrifices toujours plus grands que la troïka exige depuis six ans.
Le 25 janvier dernier, le peuple grec a décidé démocratiquement de se doter d’un gouvernement de rupture avec l’austérité, avec les mémorandums, avec les diktats de la troïka. Depuis, le gouvernement d’Alexis Tsipras a déjà pris une série de mesures pour alléger les souffrances de la population.

Cependant, c’est au nom de la dette que l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international maintiennent leurs exigences : en essayant d’imposer leur volonté au peuple grec c’est la réalisation du programme sur lequel le gouvernement de Syriza a été élu qu’ils rendent impossible.

Or, la dette publique de la Grèce n’est pas le fait d’une prétendue fainéantise des Grecs: elle résulte de toute une série de choix politiques et de facteurs économiques parmi lesquels l’évasion fiscale.

A elle seule, d’après le journal allemand Die Zeit, l’évasion fiscale représentait en 2010 l’équivalent de deux fois et demie le PIB du pays. Aujourd’hui, le montant des avoirs échappant au fisc grec est unanimement estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros.

De fortes chances existent qu’une partie de cet argent repose dans les coffres des banques suisses.

Il y a quelques années seulement, le Conseil fédéral a transmis au fisc des Etats-Unis la liste des plusieurs milliers de citoyens étasuniens disposant de comptes dans les banques suisses. Ceci pour sauver les activités d’UBS aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, nous demandons solennellement au gouvernement de la Suisse d’en faire de même pour permettre au gouvernement grec de réaliser le programme pour lequel il a été démocratiquement élu.

Ainsi, nous demandons au Conseil fédéral de transmettre le plus rapidement possible au gouvernement de la Grèce la liste des citoyens grecs détenteurs de comptes dans les banques suisses.

Premières et premiers signataires:
Albert Anor, Genève, Isabelle Aparicio, Prilly, Ernest Badertscher Orbe, Jean Batou, Genève Christophe Béguin, L’Abergement, Anne-Marie Bergdol, Chexbres, Bernard Borel, Aigle, Enrico Borelli, Lugano, Claire Bozonet, Genève, Elisabeth Brindesi, Lausanne, Michel Buhler, L’Auberson, Gerardo Callisto, Lausanne, Claude Calame, Lausanne, Manuela Cattani, Genève, Franco Cavalli, Bellinzona, Patrice Charpentier, Lausanne, Bruno Clément, Genève, Joseph Daher, Lausanne, Davide De Filippo, Genève, Helena De Freitas, Genève, Pierre Dekkers, Meyrin, Erika Deuber-Ziegler, Genève, Willy Eberle, Zürich, Claude Desimoni, Savigny, Michel Favre, Tramelan, Pierluigi Fedele, Delémont, Claudine Fischer Payerne, Christophe Gallaz, Genève, Giovanni Galli, Locarno, Elisabeth Gaudin, Genève, Paolo Gilardi, Genève, Luc Gilly, Genève, Martial Gottraux, Villarimboud, Stéphane Guex-Pierre, Genève, Jean-Pierre Guignard, Lausanne, Jocelyne Haller, Genève, Franz Hohler, Zürich, Thierry Horner, Genève, Nago Humbert, Cortaillod, Dominique Isperian, Martigny, Pierre Jeanneret, Grandvaux, Annick et Jean-Pierre Keller-James, Présinge, Daniel Künzi, Genève, Maillard Philippe, Lausanne Janine Massard, Lausanne, Jean-Marie Meilland, Martigny, Claire Martenot, Genève, Jean-François Musy, Turin, Oggier Claudine, Troistorrents, Magali Orsini, Genève, Albert Nahory, Genève, Vasco Pedrina, Zürich, Katharina Prelicz-Huber, Zürich, Albert Stolz, Aarau, Rita Schiavi, Bern, Tobia Schnebli, Genève, Sabrina Scardua, Tartegnin, Carlo Sommaruga, Genève, Anna Spillmann, Genève, Willy Streckheisen, Lussy-sur-Morges, Pierre Strauss, Genolier, Michel Thévoz, Lausanne, Christos Tiphticoglou, Genève, Melina Tiphticoglou, Genève, Micheline Tiphticoglou, Genève, Christian Tirefort, Genève, Ursi Urech, Aarau, Nicolas Verdan, Chexbres, Eric Voruz, Morges, Bernard Voutat, Lausanne, Salika Wenger, Genève, Cédric Wermuth, Baden, Angelo Zanetti, Bellinzona, Marco Zappa, Bellinzona, Jean Ziegler, Genève, Josef Zisyadis, Lausanne, Zürcher Ernst, Biel.

signatures: avoirs-grecs@hotmail.com

Appel suisse « Changer la Grèce »

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Changer la Grèce,  Changer l’Europe, Changer pour toutes et tous !

La possible victoire de Syriza aux prochaines élections en Grèce constitue un enjeu considérable pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que l’Europe change de chemin. Une telle victoire serait l’expression de l’exigence de dignité et de justice, de l’espoir. Les pressions et menaces exercées  par les dirigeants de l’UE, la Troika et les milieux financiers cherchant à peser sur le mouvement social et le choix des électeurs grecs sont inadmissibles.

Partout en Europe, nous allons défendre le droit du peuple grec de choisir librement, de rompre avec l’austérité, de dire non à la crise humanitaire qui sévit dans le pays, d’ouvrir la voie à une méthode radicalement différente, à une réorientation sociale et démocratique, à une perspective nouvelle pour la Grèce.

Alors que la plupart des forces politiques grecques ont choisi de courber l’échine devant la troïka, Alexis Tsipras et Syriza  en ayant décidé de suivre la voie inverse ont su créer,  en étroite coopération avec les nombreux mouvements sociaux,  un large rassemblement, une dynamique qui pourrait devenir majoritaire. Ainsi  est-il proposé d’affronter immédiatement la crise humanitaire, de restaurer les conventions collective et la législation du travail, d’instaurer un système fiscal juste, de démocratiser le système politique. Un futur gouvernement Syriza veut faire  de la Grèce un interlocuteur crédible qui  ouvrira les négociations en posant comme condition préalable la survie du pays et du peuple. Il veut engager le pays sur une voie nouvelle, loin de la corruption et du clientélisme, en faveur d’un nouveau type de développement dans l’intérêt général. Il proposera une conférence européenne  sur la dette  afin que l’annulation d’une partie de la dette et les modalités du remboursement de ce qui reste puissent permettre de relancer l’économie via un grand programme d’investissement public (qui ne devrait pas être comptabilisé par le Pacte de stabilité et de croissance), et la réponse aux besoins sociaux urgents. Il proposera au niveau européen un “European New Deal” pour le développement humain et la transition écologique. Partout en Europe, nous avons besoin de rompre avec la logique qui détruit le commun en Europe et favorise une influence dangereuse au nationalisme et populisme de droite, nous avons besoin  d’un projet nouveau nommé développement solidaire, coopération, démocratie.

Partout en Europe, nous considérons qu’avec un tel changement en Grèce ne se jouera pas seulement l’avenir du peuple grec. Une victoire de Syriza permettra de sortir la Grèce de la situation catastrophique actuelle, mais constituera aussi le début du changement en Europe. La rupture avec les politiques d’austérité menées par les institutions européennes et les gouvernements  serait un signal, un espoir pour les peuples qui cherchent à redresser la tête. En même temps, si les urnes accordent à Syriza les responsabilités du pouvoir, le futur gouvernement grec aura besoin d’un soutien massif des peuples européens, contre toutes les pressions des marchés financiers et des forces politiques qui redoutent une rupture avec les cadres désuets de la mondialisation capitaliste.

Acteurs politiques et sociaux, syndicaux et associatifs, intellectuels, chercheurs, artistes, femmes et hommes de culture, nous n’acceptons pas les pressions qui veulent empêcher le peuple grec de choisir librement. Ceux qui  exercent cette pression aujourd’hui sont co-responables de l’action de la Troika et des choix du gouvernement en place, de la pérennisation des structures de pouvoir à juste titre critiquées  et souhaitent à tout prix poursuivre la néfaste ‘thérapie de choc’.

C’est partout en Europe que nous nous allons prendre nos responsabilités, soutenir les forces qui luttent, modifier les rapports de force, mener la bataille des idées, rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent bâtir, avec le peuple grec, une Europe sociale, écologique, démocratique. Nous nous placerons aux côtés du peuple grec parce que son combat est le nôtre.

Les premiers signataires suisses : Christian MARAZZI |Scuola universitaria professionale, Constantin SAYEGH, Docteur, Jean ZIEGLER, Sociologue, ancien parlementaire suisse, Josef ZISYADIS, théologien, ancien parlementaire suisse, Niklaus SCHERR, Gemeinderat AL, Zürich, Pierluigi FEDELE, membre du Comité directeur du syndicat Unia, Marianne HUGUENIN, médecin, Syndique de Renens, ancienne parlementaire suisse, Marc VUILLEUMIER, conseiller municipal de Lausanne,  Walter ANGST, Gemeinderat AL Zürich, Frédéric CHARPIE, secrétaire national de La Gauche suisse,  Nago HUMBERT, président fondateur de Médecins du Monde Suisse, professeur faculté de médecine, Claude MURET, scénariste,  Claude CALAME, Helléniste, EHESS, Paris, Prof. hon. UNIL,  Christian TIREFORT, écrivain, Patrick MORIER-GENOUD, éditeur et auteur, Barbara LANTHEMANN, Députée suppléante Alliance de Gauche Valais, Eduard GUGGENHEIM, Architekt, Planer FH; Gemeinderat AL Stadt Zürich, Pierre Louis PERRENOUD, retraité, Aline GABUS, infirmière, Elisabeth BRINDISI, journaliste, Isabelle LAMM, animatrice socioculturelle, Claire ANKEN, employée de commerce, Anne ROUYET, photographe, Ernest BADERTCHER, ancien député VD, Alain DUPRAZ, ingénieur, Alain CLERC, conseiller international, Alain PESSE, dessinateur de machines et membre d’UNIA, Anne- Marie BERGDOL, médecin, Christiane LAVANCHY, assistante médicale, Giorgio ROMANO, medico, Andrea EGGLI, travailleuse sociale, Jacqueline ROUYET, retraitée, Diane GILLIARD, journaliste, Christophe GALLAZ, chroniqueur et écrivain, Dominique ROUYET,  enseignante, Caterina MARTINI, étudiante, Jérôme MEIZOZ, écrivain,  Stefan WYSS, Vorstandsmitglied AL Zürich, Francis REUSSER,  cinéaste, Jean-Luc CHRISTINAT, travailleur social, Philippe BECK, formateur d’adultes, coach,  Federico FIORITO, giornalista, Fabrizio FIORITO,  psychologue-psychothérapeute, Corrado BEE, professeur, Claudine OGGIER, infirmière, Véronique BARRAS, responsable de projet OSEO Valais, ancienne députée, Christian BARRAS, formateur d’adultes, ancien conseiller municipal de Sierre, Liliane HODEL, femme de théâtre et enseignante, Dominique ISPERIAN, Jean-Marie MEILLAND, enseignant, Marcelo VALLI, chargé de recherche, Mathias HUGUENIN, libraire, Christophe BEGUIN, artiste naturopathe, Sengül KÖKER, institutrice primaire, Philippe MAILLARD,  géographe, Michèle MAILLARD, photographe, David PAYOT, travailleur social, conseiller communal, Patrice CHARPENTIER, responsable éducatif, Catherine HARDTKE, responsable pédagogique, Michel THEVOZ,  professeur honoraire Unil, Richard BLAETTLER,  Soziologe, Raymond BURKI, dessinateur de presse, Stavros RANTAS, medico, Willy STRECHEISEN, agronome, Cécile STRECKEISEN, enseignante, Pascale HOFFMEYER Pascale, ludothécaire, coordinatrice pour la Suisse du Conseil Mondial pour la Nature, Maurice REY, pédopsychiatre et psychanalyste, José SANCHEZ, ingénieur en télécommunication, Pierre GUEX, retraité, Jean et Jacqueline CHEVALEY  enseignants retraités, Alain BOVARD, juriste, Yves GIROUD, dessinateur de presse, Christine LAVANCHY, artiste, Antoine TRAD, Didier DVORNE, député au Grand Conseil vaudois, Mireille AUBERT, Députée, Présidente de la Commission des Visiteurs du Grand Conseil, Claire BOZONET, retraitée, Georges BOCHUD, conseiller en personnel, Claudine FISCHER,  humaniste,  jeune retraitée, Jcques A. BADOUX, retraité, Giovanni GALLI, psicologo, psicopedagogista, Marika ZISYADIS, graphiste & travailleuse agricole, Sébastien CUNENOD, étudiant HEP, Sol BEHAR, employée de commerce, Catherine GAILLARD, conteuse, Maria-Carla Grandjean, Intendnante Maison de l’Elysée, Fabienne TSCHANZ,  animatrice socioculturelle, Sali BISLMI,  traducteur, Anastasia PANAYOTIDIS, politologue, Françoise ORIOLI, éducatrice de la petite enfance, Emmanuelle de RIEDMATTEN, réalisatrice, Johan PAIN, retraité Transports Publics, Antoinette ROMANENS, MICHEL FAVRE, enseignant retraité.


„Change Greece – Changing Europe – Change4all!“

Der mögliche Sieg von SYRIZA bei den kommenden Wahlen in Griechenland geht alle an, die einen Richtungswechsel in Europa anstreben. Er wäre Ausdruck der Forderung nach Menschenwürde, Gerechtigkeit und Hoffnung. Die Drohungen und der Druck, die  seitens der der Staats- und Regierungschefs der EU, der Troika und der Finanzinstitutionen ausgeübt werden, um die Wahl des griechischen Volks zu beeinflussen, sind unakzeptabel.

Wir werden überall in Europa das Recht des griechischen Volks verteidigen, sich frei zu entscheiden; mit der Austeritätspolitik zu brechen; Nein zu sagen zur Austeritätspolitik, die das Land verwüstet; den Weg einer realen Alternative für Griechenland und eine demokratische und soziale Neuorientierung freizulegen.

Die Mehrheit der politischen Kräfte in Griechenland geht vor der Troika in die Knie. Alexis Tsipras und SYRIZA haben sich für das Gegenteil entschieden. Gemeinsam mit den sozialen Bewegungen haben sie einen breiten Zusammenschluss geschaffen, dessen Dynamik die Mehrheit gewinnen könnte. SYRIZA und ihre Verbündeten setzen sich gegen die humanitäre Krise zur Wehr, wollen die Kollektiv- und Tarifverträge wiederherstellen, ein faires Steuersystem einführen und das politische System demokratisieren.

Eine SYRIZA-Regierung wird Griechenland zu einem verlässlichen Partner machen und das Überleben des Landes und der Bevölkerung zum Ausgangspunkt in allen Verhandlungen machen. Die Regierung wird das Land auf einen neuen Weg jenseits von Korruption und Patronage führen und sich für ein neues Entwicklungsmodell im Interesse aller entscheiden.

Die SYRIZA-Regierung wird eine europäische Schuldenkonferenz vorschlagen, mit dem Ziel die Schulden teilweise zu streichen und die Zahlungsmodalitäten für den Rest so festzulegen, dass eine wirtschaftliche Erholung ermöglicht wird. Das dazu erforderliche Programm öffentlicher Investitionen und zur Befriedigung dringender sozialer Bedürfnisse soll aus dem europäischen Stabilitäts- und Wachstumspakt ausgenommen werden.

Auf europäischer Ebene wird eine SYRIZA-Regierung einen Europäischen „New Deal » für menschliche Entwicklung und ökologischen Wandel vorschlagen. In ganz Europa müssen wir mit der Logik brechen, die Europas soziale Errungenschaften zerstört und Nationalismus und Rechtspopulismus verstärkt. Wir brauchen ein neues Projekt inklusiver Entwicklung, Zusammenarbeit und Demokratie.

Wir sind davon überzeugt, dass eine solche Veränderung in Griechenland nicht nur die Zukunft des griechischen Volks betrifft. Wenn SYRIZA siegt, wird nicht nur Griechenland aus der katastrophalen aktuellen Situation ausbrechen können, sondern die Möglichkeit eines Wechsels in Europa entstehen. Der Bruch mit der Austeritätspolitik wäre Signal und Hoffnung für diejenigen, die sich nicht beugen wollen.

Eine SYRIZA-Regierung  wird angesichts des massiven Drucks der Finanzmärkte und der politischen Kräfte, die jedes Abweichen vom gescheiterten Rahmen der kapitalistischen Globalisierung fürchten, massive Unterstützung der europäischen Völker brauchen.

Wir, Menschen aus allen Teilen der Gesellschaft, aus einem breiten sozialen und politischen Spektrum und aus zahlreichen Organisationen akzeptieren den Druck nicht, der ausgeübt wird, um das griechische Volk an seiner freien Entscheidung zu hindern. Diejenigen, die diesen Druck ausüben, nehmen die Verantwortung dafür auf sich, dass die schädliche „Schocktherapie“ um jeden Preis fortgesetzt wird.

Unsere Verantwortung ist es, überall in Europa diejenigen zu unterstützen, die für eine Veränderung der Kräfteverhältnisse kämpfen, die den Kampf der Ideen aufnehmen und alle vereinigen, die gemeinsam mit dem griechischen Volk ein soziales, ökologisches und demokratisches Europa aufbauen wollen.

Wir stehen an der Seite des griechischen Volks, weil sein Kampf der unsere ist.

Le goût des autres

Obésité au nord, faim au sud, malnutrition partout. Et si notre problème était la solitude alimentaire, qui nous a fait perdre l’amour de la nourriture ?

Sans aucun doute l’industrie agro-alimentaire a ses programmes planifiés sur les aliments que la planète consommera dans les années futures. Il n’y a pas de doute aussi que la destruction des modes de vie, la mobilité et les horaires de travail ont mis au rencart la question de la nourriture quotidienne, dernier poste du budget des familles…

Le plus grave de tout cela, c’est que nous avons perdu le goût des autres.

Le goût de la communauté, paysans ou éleveurs qui nous nourrissent toute l’année. Le goût du manger ensemble autour d’une belle tablée et de regards partagés. Le goût de la cuisine, comme alternative quotidienne au prémâché standardisé. Et aussi le goût de la transmission de valeurs à nos enfants.

Mais il n’y a pas de fatalité à cela ! Et surtout, cela ne sert à rien de se lamenter contre des acteurs financiers, qui font leur beurre certes, mais dont nous sommes pour l’instant les meilleurs alliés de la destruction de la biodiversité culinaire. Malgré nous.

Au fond, nous avons un pouvoir sur cette situation. Alors, prenons-nous en main ! Devenons maîtres de notre nourriture !

La Semaine du Goût, c’est d’abord cela. Prendre le temps de se poser de bonnes questions et prendre des résolutions pour soi-même, sa famille, ses amis, tout en voyageant au rythme des découvertes dans le pays et ses régions. Bref, une plateformes joyeuse d’amitiés culinaires.

publié sur Hebdo.ch

Disco Soupe, comme plat de résistance

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C’est parti d’Allemagne, une sorte d’interprétation de la Vokü (Volksküche) et le spectre s’étend sur tous les continents.

Collectif, solidaire et convivial, tout un programme. La Disco Soupe, comme acte de résistance festif à une société de gaspillage généralisé. L’acte de gratuité par essence, basé sur la récupération de légumes ou fruits non conformistes des grands groupes alimentaires, qui eux-même excluent les produits hors-normes de la communauté qui nous nourrit.

Eplucheurs au poing, la population est invitée à faire bouillir la marmite et à la déguster en dansant, comme pied de nez à la solitude alimentaire qui nous a envahi.

Slow Food est en train d’en faire sa marque de fabrique dans plusieurs pays. Il y a du retour du collectif là-dedans, de la nostalgie des grandes tablées, qui rythmaient le quotidien avec des produits de simplicité gustative. Un spontanéisme bienvenu et volontariste contre le gaspillage alimentaire.

Car, avec près de 40% de nourriture jetée dans notre pays, le propre-en-ordre a transformé les dates de péremption en ordre de marche militaire sans jugeote. Finalement, le pendant de cette bouffe insipide, sans valeur qui ne nourrit plus son homme ou sa femme, prend le chemin direct de la poubelle. La nourriture trop bon marché fait le lit de la disparition programmée de la paysannerie. Le consommateur d’Europe ou d’Amérique du Nord gaspille entre 95 et 115 kg de bouffe par an, alors que le reste du monde en est « encore » entre 6 et 11kg… Mais le progrès tant attendu viendra, pas d’inquiétude.

Alors, le mouvement de résistance est lancé.

La prochaine Disco Soupe aura lieu à Lausanne le 10 avril entre 15 et 19H à la Place de l’Europe. Pas besoin de réserver, mais de passer.

publié sur hebdo.ch