Gioconda de Nikos Kokantzis
Josef Zisyadis | 10 novembre 2007Je suis tombé dessus, un peu par hasard. Par un ami et camarade. Il est resté en rade pendant la campagne électorale. Il est vite réapparu sur la pile de mes lectures quotidiennes.
Le court roman de Nikos Kokantzis, son unique livre d’ailleurs écrit en 1975, vous donne le frisson, la chair de poule. Il se lit d’une traite car c’est une histoire vraie, celle de l’amour de deux jeunes adolescents dans la Thessalonique de la 2ème guerre mondiale pendant l’occupation nazie.
Thessalonique était avant tout juive. Et Giaconda est juive. Elle sera enlevée à son jeune amant. Elle finira à Auschwitz. Elle aurait pu se cacher, échapper à son destin. Jeune, elle choisi (c’est le mot), de se laisser emmener avec toute sa famille vers son destin.
Les semaines qui précèdent cette séparation se déroulent entre amour charnel lumineux et tendresse romantique sous les bruits de bottes.
C’est dur, mais c’est de l’amour.







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